Le Palet Gascon - « au quilho »

Depuis des temps immémoriaux, l'Homme a exercé son adresse en essayant de faire tomber à distance un objet dressé, en l'occurence un petit piquet, appelé « quille »

Son imagination a fait le reste : que ce soit au niveau de la quille en en variant la taille, la forme et le nombre, ou au niveau de l'objet à lancer, la pierre originelle devenant une boule, un maillet ou un palet.

Ainsi ont pris forme les très nombreuses variantes des jeux de quilles, élément déterminant de la culture de nombreux pays.

But du jeu

A l'aide de deux palets, le joueur doit faire tomber une quille sur laquelle ont été placées trois pièces de monnaie. Une fois la quille couchée, la position des pièces par rapport au palet et à la quille détermine le nombre de points gagnés : 3 points si les trois pièces sont plus prés ou à égale distance d'au moins un des palets que la quille, sinon 1 point ( c'est alors une « puina », lire « pouino ») Le palet a donc deux fonctions : il sert à déquiller ou il sert à se placer au plus près des pièces.


La partie : se joue en deux fois 12 tours, les points étant comptabilisés sur une feuille à l'issue des deux lancers du joueur. Le gagnant est évidemment celui qui a réalisé la plus de points en fin de partie .


LE GALET LANDAIS

Le galet landais est un jeu traditionnel originaire des Landes. Il se joue avec des galets (ou boules) en métal, généralement en acier ou en fonte, et une cible appelée "but" ou "cochonnet".

 

Composition d’un galet landais

 

Matériau : Les galets sont généralement en acier ou en fonte, parfois en laiton pour les compétitions officielles.

Poids : Entre 1,2 kg et 1,4 kg pour les hommes, et entre 1 kg et 1,2 kg pour les femmes.

 

Diamètre : Environ 9 à 10 cm.

Forme : Sphérique, mais légèrement aplatie pour faciliter la prise en main.

 Équipement nécessaire

Galets : 2 par joueur ( ou par équipes)

But (cochonnet) : une petite boule en bois ou en métal, plus légère que les galets, servant de cible.

  • Terrain : Une piste en terre battue ou en sable, d’environ 15 à 20 mètres de long et 2 à 3 mètres de large.

Règles de base

  •  Le but est lancé au début de chaque partie.
  • Les joueurs ou équipes lancent leurs galets à tour de rôle, en essayant de se rapprocher le plus possible du but.
  • Le joueur ou l’équipe dont le galet est le plus proche du but marque des points. 

QUILLES DE SIX

                             

Description :
Les quilles de six sont l’un des nombreux jeux de quilles encore pratiqués en France. Il consiste à abattre cinq des six quilles en présence, à l’aide de trois boulons (ou boulets). Il se pratique en individuel ou en équipe de quatre ; en loisir ou en compétition. Car même si les quilles de six sont un jeu affilié à la Fédération Française de Bowling et Sports de Quilles (FFBSQ), sa pratique ne se réduit pas aux championnats fédéraux (auxquels participent treize clubs et moins de 300 licenciés).

  • Le plantier :

On y joue dans (ou sur) un « plantier » (appelé parfois un « quillier »1), espace situé en plein air, sur un sol en terre battue, en bitume ou en gravillons.

A une extrémité de l’aire de jeu se situe le pité (en ciment le plus souvent), rectangle au sol mesurant environ 1,64 mètre de large et 1,25 mètre de long. Derrière le pité, un périmètre de sécurité est établi, ceint par des planches en bois. Devant le pité est posée une tringle (barre métallique) qu’il faut impérativement franchir. Si elle « teinte », le tir est faux.

Sur le pité, six quilles sont alignées en deux rangées : trois petites (53 cm de haut) devant et trois grandes (63 cm de haut) derrière. Les deux rangées de quilles sont espacées de 39 cm d’axe à axe.

Face à ce pité, à onze mètres de la première rangée de quilles, c’est-à-dire au-delà du champ de tir, se situe le « pas de tir », carré de 1,5 mètre de côté. La distance de tir est  raccourcie en fonction de la catégorie dans laquelle on concourt (âge et sexe).

Plusieurs plantiers sont souvent alignés dans les villages où les joueurs participent aux compétitions fédérales (il y en a par exemple dix-huit à Angaïs).

  •  Le geste :

Le joueur doit se placer dans le « pas de tir », le pied droit légèrement en retrait (pour un droitier), en tenant le boulon2 dans une main.

Deux façons de lancer le boulon sont tolérées lors des compétitions. La première, plus ancienne, est appelée « main ouverte » (ou « à l’endroit ») c’est-à-dire la paume vers le haut. La seconde, qui l’a supplantée, est appelée « main fermée » (ou « à l’envers »), paume vers le bas.

Il doit viser et lancer le boulon pour atteindre les quilles et en abattre cinq, ni une de plus, ni une de moins, en un à trois coups. Lorsqu’il a abattu cinq quilles, il marque un point (ou jeu).

Entre chaque tir d’un même joueur, les boulons et les quilles tombés à cheval sur la ligne délimitant le cadre du plantier sont retirés du plantier. Ceux tombés à l’intérieur y restent. Ces éléments peuvent aider ou au contraire désavantager le joueur selon où ils sont situés et les quilles restant à abattre.

Si un joueur abat six quilles, le tir est nul et les quilles sont redressées. Si il lui reste un ou deux boulons il peut retenter le jeu.

  •  La stratégie :

D’après la plaquette du Comité Technique et Sportif National Quilles de six : « la meilleure façon de marquer un point est de commencer à abattre les quilles d’un côté et de remonter vers l’autre côté avec les deux boulets restants. »

Voici la stratégie de G. Sarraute « J’attaque toujours celle-là à droite parce que vous avez ce mouvement qui ramène. Au contraire le gaucher il tire à gauche. Si vous prenez au milieu c’est pas bon. Parce que si vous tapez au milieu, neuf fois sur dix vous allez enlever ces deux [celles du milieu] et après vous faites quoi ? Il reste deux maillets, il faut faire deux c’est facile et après l’escabeïl3. Tandis que si vous commencez par celles-là [les deux de droites] avec un peu de chance vous pouvez même faire les quatre ((Faire tomber trois quilles ou plus se dit tresquiller, ou balayer.)). Donc après il vous reste deux maillets et vous faites un et vous avez fait le jeu, c’est beaucoup plus facile. »(entretien effectué à Labenne, le 16 juillet 2012).

Une technique consiste à viser l’intérieur des quilles latérales (de droite et de gauche) pour que le boulon reste « travailler » sur le plantier. Si on vise l’extérieur de ces quilles, le boulon sort en principe immédiatement du plantier et ne peut plus abattre d’autres quilles.

Chacun choisit s’il préfère viser le pied, la pomme ou le haut de la quille. Viser le pied d’une quille est plus efficace mais ce coup implique de tirer moins fort et par conséquent revient à prendre le risque de ne pas atteindre le plantier. Souvent le premier boulon est considéré comme le plus important. de son résultat dépend la stratégie adoptée pour la suite du tir.

  •  La compétition :

En championnat individuel chaque joueur dispose de 60 tirs en trois séries de vingt (trois boulons équivalent à un tir) et peut donc marquer un maximum de 60 points. Dans la pratique, les meilleurs joueurs réalisent en moyenne 55 à 58 points.

En championnat par équipe, deux équipes de quatre joueurs s’affrontent sur un plantier. Chaque équipe apporte avec elle un (ou deux) jeu de quilles et boulons qui restera toute la journée sur un plantier désigné. Les joueurs ne sont donc pas assurés de jouer avec leur propre matériel.

Chaque joueur dispose de trois boulons pour faire un tir. Le joueur 1 de l’équipe A (1A) tire le premier, puis le joueur 1 de l’équipe B (1B), puis 2A, 2B, 3A, 3B, 4A, 4B. Ils se succèdent ainsi sept fois avant de changer de plantier où ils réitèrent une série de sept tirs chacun. Une équipe qui produit un sans faute peut ainsi marquer 56 points (ou jeux).

En Béarn, la compétition s’étend de mars à juillet, puis en septembre. Un classement par équipe est établi tout au long de la saison grâce notamment aux Coupes de ville. Le classement individuel lui est établi sur une seule journée. Le Championnat du Béarn se joue les samedi après-midi et le Championnat fédéral les dimanches (sur la journée entière). Aujourd’hui, il n’y a pas d’enjeu monétaire, on ne joue que pour le plaisir, le titre de champion (départemental ou national) et éventuellement un confit de canard ou un autre prix gourmand.

  • Des variantes :

En dehors du calendrier fédéral, certains clubs organisent des « challenges », pour renflouer leurs caisses et patienter jusqu’à) la reprise de la compétition. Lors des challenges ou des parties hors fédération, le règlement des cinq quilles à abattre n’a plus nécessairement cours. Le jeu peut consister par exemple à « faire les trois escabeïls » (faire tomber les trois grandes quilles), ou à abattre les trois petites ou à abattre les six quilles, pour marquer un point.

Une quille rouge peut remplacer une petite quille sur le plantier et pour marquer le point, il faut obligatoirement qu’elle soit la seule à rester debout4 ou au contraire qu’elle soit abattue en premier.

  • Apprentissage et Transmission :

L’apprentissage se fait par immersion et imitation. La transmission a été longtemps interrompue dans certains villages où on assiste à une « relance » ou une « reprise ».

Par le passé jeu réservé aux hommes, il est aujourd’hui pratiqué également par des femmes et des enfants. Une trentaine de femmes en Béarn (et moins d’une dizaine dans les trois autres départements) participent aux compétitions fédérales.

  •  Glossaire :

Boulon : ce qui est lancé pour abattre les quilles.

Pité : carré de béton qui compose le plantier.

Plantier (ou quillier) : surface de jeu où l’on positionne les quilles. 

 

 QUILLES DE NEUF

Le quillier permanent
Le terrain de jeu du quillier permanent est un bâtiment couvert dont le sol (dit « plantier ») est en terre battue
Les neuf quilles sont distantes de 2,15m (1) de l’une à l’autre. Elles forment un carré de 4,30 m de côté.
Une ligne, matérialisée, se situe à 0,96 m (2) du carré des quilles, pour former un carré de 6,22 m de côté qui délimite l’aire de jeu
Les quilles reposent sur des plots de diamètre 7,0 cm (3) .
Le niveau zéro du sol est le plot central appelé le neuf, les plots des autres quilles sont au niveau moins 2 centimètres par rapport au niveau zéro. Le carré extérieur est au niveau moins 4 centimètres. (4°

 

Le plantier temporaire
Le plantier temporaire se trouve en extérieur ou dans un bâtiment non affecté à la pratique des quilles de neuf. Son sol est le plus nivelé possible avec une bonne planéité.
La différence par rapport au quillier permanent est l’absence de pente. Pour compenser, la ligne extérieure se situe à 0,80 m des quilles extérieures.

 

 

 

                          JEU DE L'OIE LANDAIS