Le cimetière du bourg- 1892

En 1731, il n'y avait à Sanguinet que 68 maisons réparties dans les quartiers, dont trois dans le bourg pour 382 habitants.

Vers 1830, vétuste, exigüe, on prépara activement la restauration de l'église du bourg. Le cimetière entourait l'édifice

Il fut envisagé par Mr le Préfet de transférer l'église, les dépendances et le cimetière à la Grande Mole lieu de vie plus important et de passage entre le Pays de Born et le Pays de Buch. La municipalité refuse.

Dès cet instant la municipalité se met à la tâche pour reconstruire l'église et ses dépendances et trouver un lieu pour un cimetière.

L'église devenue dangereuse, est démolie en 1854.

 

Un cimetière se trouvant-là, on décide de le transférer aussi car il est désormais trop petit, puisqu'une partie doit être prise pour agrandir l'église, l'autre pour permettre le passage de la voie à grande circulation (route de Caudos), que les marais très étendus qui se trouvent de tous côtés ne permettent pas de faire passer ailleurs.

Lors d'un conseil municipal en 1854, la mairie propose un terrain boisé suffisamment grand ( 60 m x 60 m ) à l'emplacement de la salle des fêtes actuelle et de la pharmacie. Le cahier des charges élaboré et voté en conseil municipal prévoit que les pins coupés servent pour l'entourage du cimetière par une clôture en planche. Un portail couvert en fixe l'entrée et une croix au centre indiquera le levant.

 

Lors du Conseil municipal du 14 mai 1855, les élus élaborent un règlement du cimetière (voir pièce jointe)

En mai 1857, le conseil municipal vote la construction d'un pavillon en bois à l'entrée du cimetière. Il sera en pin sauf les montants qui devront être en chêne, la couverture en ardoise.

 

En février 1873 il est constaté que la palissade entourant le cimetière est en mauvais état ainsi que le portail qui ne ferme plus laissant entrer les animaux.

On s'aperçoit vite que l'implantation du cimetière à cet endroit n'est pas une bonne idée, tant les alentours sont composés de marais et la nappe phréatique peu profonde.

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Le 30 janvier 1874, lors du conseil municipal, monsieur le maire propose aux élus de faire l'acquisition, d'un vaste terrain de 50 ares appartenant à M. Deysson, Ce terrain tout prêt du centre bourg pourrait recevoir la maison-école des filles, le champ de foire. Mais aussi d'autres équipements. Lors de sa séance du 11 mai 1878, le conseil municipal constate la vétusté du cimetière du bourg et la insalubrité publique, plusieurs plaintes ont été émises sur la nature du terrain bordé de marais. Le conseil constatant que la nappe phréatique porte atteinte aux sépultures, décide, en urgence, de trouver un terrain plus propice.

Vu le rapport de l'expert géomètre en date du 26 avril 1889 et le plan présenté, le conseil vote la translation du cimetière sur une partie du terrain acheté à Mr Deysson dans le cadre des échanges pour le champ de foire et l'école des filles.

Le cahier des charges précise en outre que le cimetière devra être surélevé afin de ne pas être confronté aux aléas de la nappe phréatique. Pour ce faire le conseil propose de prendre le sable nécessaire sur une butte de sable qui se trouve non loin (emplacement du codec plus tard). 

 

Il fut donc décidé le 26 main 1889 de procéder à la translation de ce cimetière. Cette opération consiste à déplacer les restes mortels présents dans un cimetière que l'on souhaite désaffecter vers un autre cimetière plus adapté. Elle entraîne la fermeture du cimetière existant et la création d'un nouveau cimetière.

 

Entre 1890/1891, le conseil municipal décide de buser le fossé entourant le cimetière et vote la construction d'un mur de façade sur le pourtour.

En mai 1892, les allées du cimetière sont nivelées. Le conseil municipal vote l'installation d'une croix relativement importante pour être vue d'assez loin et d'un portail.

Le conseil municipal décide que des concessions pourront être faites aux habitants dans le nouveau cimetière. Il fixe à 8 francs le prix du m² et à 25 m² maximum la concession attribuée à chaque famille. De plus le conseil stipule que la commune ne sera pas tenue, lorsque le cimetière devra être de nouveau transféré, de prendre à sa charge ces transferts.

Fin 1892, le cimetière terminé, la translation peut se faire. 

En février 2026, nous avons vu la construction d'une chapelle funéraire au cimetière du bourg.

 

La chapelle funéraire est un monument funéraire ancien qui reprend la forme d’une chapelle religieuse, mais moins imposante. Elle fut réservée jadis aux familles fortunées au sein des cimetières en raison de son prix de conception élevé. Elle est dépourvue de pierre tombale et de stèle, mais est équipée d’un autel pour honorer la vie du défunt ainsi qu’une porte souvent en métal, trois murs et un toit. La chapelle abrite un caveau pouvant accueillir plusieurs cercueils des membres d’une famille. La construction d’une chapelle funéraire est très rare de nos jours.

Le cimetière Sainte-Rose - 2023

GL